25 Avril 2017 : journée mondiale de lutte contre le paludisme

Près de la moitié de la population mondiale (soit 3,2 milliards de personnes en 2015) est exposée au risque de paludisme, qui reste l’une des premières causes de mortalité en Afrique subsaharienne. En 2015, 214 millions de personnes ont été infectées et 438 000 sont décédées au décours de la maladie. L’OMS s’est donné pour objectif une diminution du nombre de cas de 90% d’ici à 2030. Cette journée mondiale vise à sensibiliser les personnes et les différents acteurs pour renforcer les mesures de prévention (utilisation de moustiquaires imprégnées) et de lutte contre la maladie (dépistage et traitement).

Qu'est-ce que le paludisme?

Le paludisme est dû à un parasite appelé Plasmodium, inoculé par une piqûre de moustique femelle infectée, de l’espèce Anophèle, qui transmet ainsi le parasite d’un homme à un autre. Cette affection est présente dans 97 pays dans le monde, mais environ 90% des cas et des décès sont recensés en Afrique subsaharienne. Parmi les cinq espèces de Plasmodium, le Plasmodium falciparum est le plus dangereux. Les symptômes apparaissent environ 7 jours après la piqûre. Ils sont peu spécifiques de la maladie ce qui peut rendre le diagnostic difficile.

Que faire en cas de symptômes?

En cas de symptômes évocateurs – fièvre, frissons, céphalées, vomissements – apparaissant à partir d’une semaine après l’arrivée dans la zone à risque, et jusqu’à 3 mois après le retour, il faut faire le dépistage en urgence car le traitement doit être mis en place rapidement (dans les 24h). Le dépistage est fait au laboratoire par une simple prise de sang.

Certaines personnes sont particulièrement à sensibles à cette affection : les jeunes enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les voyageurs non immunisés (provenant de régions où le paludisme est absent). 70% des décès liés au paludisme surviennent chez des enfants de moins de 5 ans, qui sont particulièrement fragiles vis-à-vis de l’infection.

Quelques mesures de prévention

Des mesures de prévention permettent d’éviter l’infection dans les zones de circulation du parasite :

  • Se protéger des piqûres de moustique : l’anophèle femelle pique entre le coucher et le lever du soleil. Il faut donc se protéger durant cette période en portant des vêtements longs imprégnés de répulsif, en utilisant un spray répulsif sur les zones non couvertes par les vêtements et en dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide.

  • Eliminer les moustiques, vecteurs de l’infection : pulvérisation d’insecticides à l’intérieur des habitations.

  • Pour les voyageurs, utiliser un traitement préventif antipaludique (chimioprophyllaxie). Ce traitement dépend de la zone géographique car le parasite peut être résistant à certains traitements selon les régions.

  • Il n’existe pas de vaccin à ce jour, mais un vaccin expérimental est en cours d’évaluation.

L’OMS agit pour que la mise en place de ces mesures puisse être généralisée et que l’accès au traitement et aux moyens de prévention soit facilité pour les populations les plus défavorisées. Une diminution de 60% du nombre de décès a déjà été observée entre 2000 et 2015.